Devenez membre
Devenez membre
Archives

textes

L’indépendance d’abord

Paru sur Vigile le 28 mars 2008

J’ai reçu une invitation pour me joindre au Parti indépendantiste.

Je vais accepter pour plusieurs raisons et je ne renouvellerai pas ma carte de membre du Parti québécois dont j’étais membre depuis le tout début.

1 - Le Parti indépendantiste est le seul parti qui a une plate-forme électorale indépendantiste claire et qu’il ne cache pas dans le placard, comme le font le PQ et Québec solidaire. Le PI prône l’indépendance du Québec avant, PENDANT et après les élections. Une chose est sûre : pendant les périodes électorales, il sera question d’indépendance nationale et l’électorat sera informé des motifs qui sont à la base de ce choix, ce qui n’est pas le cas avec le PQ ou QS qui mettent en avant de tout leur plate-forme électorale provinciale pour prendre le pouvoir et gérer le Québec-province en attendant je ne sais quoi.

2 - Le mode d’accession à l’indépendance par une déclaration d’indépendance à la suite d’une victoire par simple majorité des sièges ne me pose pas de problèmes. Le Québec est entré dans la Confédération canadienne en 1867 par un simple vote des députés (26 à 22) et personne n’a été consulté. Dans le système parlementaire britannique, seule la majorité des sièges suffit et les gouvernements élus ont toujours fait ce qu’ils ont voulu. Au niveau international, beaucoup de pays ont acquis leur indépendance sans nécessairement tenir de référendum. De toute façon, qui ne risque rien n’a rien et le dogme étapiste du PQ nous conduit dans un cul de sac et une démobilisation sans cesse croissante des meilleurs militants. Il nous faut une stratégie d’État qui établira de nouveaux rapports de force avec le Canada.

3 - En ce qui me concerne, le seul programme du PI devrait être un projet de pays sous la forme d’un projet de constitution d’un Québec indépendant, comprenant les structures du nouvel État, un pacte social intégrant une charte des droits individuels et collectifs du futur État et une clause d’accession à l’indépendance. Un projet de constitution moderne et progressiste sera 100 fois supérieure aux plates-forme insignifiantes, incolores, inodores et sans saveur que nous proposent à chaque élection les partis politiques provinciaux, y compris le Parti québécois. Une fois adoptée, la constitution du Québec liera tous les futurs gouvernements qu’ils soient de gauche ou de droite. Une constitution c’est du solide et du concret tandis qu’un programme électoral traditionnel, ce sont des paroles, des paroles, des paroles.

4 - De toute façon et en bout de ligne, j’aime autant encourager et travailler avec des jeunes qui représentent l’avenir plutôt qu’avec des politiciens professionnels qui radotent la même chose depuis 30 ans sans résultat. Finie la souveraineté molle et vive l’indépendance. Au moins, cela a le mérite d’être clair, franc et net et l’électorat tranchera. Et on prendra le temps qu’il faut.

5 - Il faut aussi s’attaquer aux vieilles structures à intelligence pyramidale des partis politiques traditionnels, autoritaires et hiérarchiques et créer de nouvelles structures à intelligence collective qui correspondent plus à ce qui existe maintenant sur le réseau Internet : partage de l’information et démocratie participative. Ceci n’est pas possible ni au PQ ni à QS.

Pierre Cloutier ll.m
avocat





© Parti Indépendantiste, 2007-2008.