



Le candidat du Parti indépendantiste de la circonscription de Hull, Jean-Roch Villemaire, tenait une assemblée publique, le 23 avril dernier, à la Cabane en bois rond, accompagné de l'historien, Roger Blanchette. Une vingtaine de personnes s'étaient déplacées pour venir entendre celui qui est aussi professeur au CÉGEP de l'Outaouais, faire un court exposé sur l'historique de l'idée d'indépendance au Québec. Le candidat du P.I. en a profité pour réitérer les raisons de son adhésion au parti et de son attachement à la cause indépendantiste au Québec.
Jean-Roch VillemaireParce que les péquistes, adéquistes, libéraux, solidaires et verts ne réalisent pas à quel point la fédération canadienne est étouffante. Pour le Québec, coffré dans un régime de programmes conjoints dictés effrontément par Ottawa dans les domaines de sa compétence, elle devient une jungle. Depuis plusieurs années, le soi-disant fédéralisme canadien est atteint d'une maladie grave : le centralisme. Les Québécois sont donc un peuple de chambreurs dans l'une des dix pièces de la maison des autres. Le Québec fédéré sera toujours un contre dix. Qu'on le veuille ou non. On ne trouve pas non plus d'égalité économique véritable car l'annexion politique de la minorité québécoise entraîne fatalement son infériorité économique et sociale.
Seule l'indépendance politique complète, incarnée par l'État national, confère à la minorité la maîtrise des principaux leviers de son développement. S'il reste vrai que l'État n'est pas toute la nation, c'est lui néanmoins qui structure tout et devient la clé de voûte de l'édifice social et économique.
Comme le proclamait déjà le journaliste et patriote Étienne Parent au 19ème siècle : «Si nous ne nous gouvernons pas, nous serons gouvernés.»
Les raisons pour lesquelles nous revendiquons l'indépendance du Québec sont multiples et variées et changent selon les individus. Cependant, nous nous dissocions totalement de tous les mouvements de réclamations perpétuelles. Le gouvernement, s'il est démocratique, doit gouverner selon les désirs de la majorité, qui est anglo-saxonne au Canada. Si nous refusons ladite Confédération, ce n'est pas par antagonisme, mais parce que nous voulons être la majorité et maîtres chez nous. En fait, nous n'avons aucun grief contre le Canada. Si nous réclamons l'indépendance du Québec, c'est tout simplement en vertu du droit à l'autodétermination des peuples.
Ce que les apôtres de l'unité canadienne ne comprennent pas, c'est que le Québec, avec la Révolution tranquille, a mis en place les fondements d'une véritable nation politique québécoise en désir d'État. Cela dépasse de beaucoup la seule défense de la langue et de l'ethnie des francophones de souche.
L'indépendance n'est donc pas un repli sur soi-même, mais une porte grande ouverte sur le monde nous permettant de mieux nous faire connaître. L'indépendance n'est pour le Québec que la suite de son histoire.
Je rêve du Pays du Québec dans lequel il deviendra possible de préserver notre identité, notre langue et notre culture pour les générations à venir.
Votez P.I. pour le pays !