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Chroniques du pays
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La folie des glandeurs

Le 29 juillet 2008

Lors de la soirée organisée par l’Action nationale pour célébrer ses 90 ans, M. Jacques Parizeau soulevait les questions suivantes:

«Est-ce que la souveraineté du Québec est le projet d’une génération? Est-ce que ce projet va disparaître avec cette génération? On le dit souvent! Je ne le crois pas. Je pense, par ailleurs, qu’une génération a joué un rôle absolument essentiel, immense, pour développer l’idée et l’objectif de la souveraineté chez les Québécois. Cette génération est en train de passer, de disparaître. Une nouvelle façon de voir la souveraineté apparaît maintenant dans un contexte complètement différent, dans un cadre politique qui n’a plus beaucoup de rapport avec celui que nous avons connu à nos commencements. Des figures nouvelles apparaissent pour poursuivre le cheminent vers cet objectif.»

Pourtant, c’est en ces termes qu’il concluait cette conférence du 26 octobre 2007:

«Il faut maintenant compter sur une nouvelle génération et cesser de compter sur des septuagénaires malcommodes!»

D’une part, M. Parizeau affirme que la souveraineté du Québec ne lui apparaît pas être le projet d’une génération et, d’autre part, l’ancien Premier ministre estime qu’une nouvelle génération doit prendre le relais et ne plus compter sur la précédente. Ce désengagement des initiateurs du projet, qui estiment avoir fait leur part et jouissent d’une retraite bien méritée, tend à renfoncer l’idée que ceux-ci l’emporteront dans la tombe comme un secret bien gardé.

Ainsi, beaucoup de ceux que les Québécois considèrent comme les figures marquantes du mouvement souverainiste semblent se satisfaire de ce qu’ils ont accompli, après tout, quarante ans de lutte, ce n’est pas rien. Ils sont fatigués. Ils possèdent, pour la plupart, à la suite d’une belle carrière, un coussin bien garni qui les autorise à profiter de la vie qui est, malgré tout, si belle. Ils coulent des jours aussi tranquilles que leur conscience. Ils ont essayé. Il faut dire que sans l’appui du Parti québécois, cette erreur historique à laquelle ils demeurent malgré tout attachés, l’indépendance du Québec paraît plutôt ringarde. Il vaut mieux s’en tenir loin et se contenter d’être indépendantiste dans sa tête.

Mais, sans l’appui de ceux qui ont parti le bal de l’indépendance, la nouvelle (et sans doute dernière) génération d’indépendantistes se cassera les dents.

L’Indépendance du Québec n’est pas le lot d’une génération mais d’un peuple. Les septuagénaires malcommodes en font, eux aussi, partie. Nous les invitons à joindre les rangs du Parti indépendantiste afin que, de leurs efforts conjugués aux nôtres, résultent la victoire.


«L’indépendance du Québec n’a jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui!»
- Jacques Parizeau

Caroline Moreno



© Parti Indépendantiste, 2007-2008.